Un chemin en terre, Un chemin en tête

Un regard écologique du voyage

Un jardin en Asie (ou l’art du « micro-fleurissement » des trottoirs)

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Tout d’abord, je vous souhaite une très belle année 2017, qu’elle soit riche de tout ce que vous voudriez y inscrire et aussi de beauté.

Je vous propose, pour démarrer cette nouvelle année, quelques réflexions et photos autour des fleurs et petits jardins de trottoirs rencontrés ici et là, dans les pays où nous sommes allés.

Après l’émerveillement dû à la découverte de ces petits jardins à Yogyakarta en Indonésie (voir mon article de blog du 15 novembre ICI , je me suis rendue compte, au fur et à mesure de l’avancée de notre voyage, que ce n’était pas une spécificité de cette jolie ville javanaise. Nous avons ainsi, au gré de nos pas sur le bitume, rencontré bien d’autres aménagements végétaux par la suite, même si je n’ai pas retrouvé ailleurs la grâce des petits jardins de Yogyakarta.

Les villes dans les pays que nous avons traversés en Asie, et pour ce que j’ai pu en voir, ne sont pas spécialement jolies. Les trottoirs sont souvent défoncés, quand ils ne sont tout simplement pas inexistants, les fils électriques pendent, de magnifiques temples côtoient des masures rafistolées. Dans beaucoup d’endroits, la tôle métallique ou en fibro-ciment, remplace la toiture traditionnelle. Les jardins publics, tels qu’on les connait en Europe, sont ici rares et bien souvent peu entretenus. Outre les beaux bâtiments, tout ce que nos services publics en France prennent en charge (et que malheureusement beaucoup de Français ne remarquent même plus, bien trop occupés à critiquer le coût de services dont ils ne réalisent pas bien souvent l’étendue des missions) : entretien des trottoirs, des jardins publics, urbanisme et règles de construction, gestion de l’eau potable, etc. – sans parler de la gestion des déchets qui fera l’objet d’un article spécifique- contribue pour beaucoup à la beauté de nos villes européennes.

Pourtant, dans tous ces pays, nous avons rencontré plusieurs villes dont les habitants créent de jolis petits jardins qui viennent apporter une âme à des rues qui seraient bien tristes sinon. Sans doute certains passants ne remarqueront pas ce beau jardin suspendu d’orchidées, ici dans la vilaine et poussiéreuse ville de Vang Vieng au Laos :

Ce qui est sûr, c’est que l’absence de ces petits bouts de nature en villes, les rendrait bien différentes et souvent bien ternes.

MELAKA (en Malaisie), ses canaux, ses grands arbres, auto-proclamée pour le moment « plus jolie ville de notre voyage » par notre famille :

BOROBUDUR (Indonésie, île de Java), plus connue pour son magnifique temple bouddhiste, a de jolis petits jardins dans le village et réserve quelque originalité  à qui sait regarder

Un jardin original !

Solia qui l’a remarqué la première, m’a montré ces plantations en disant  » j’étais sûre que cela allait te plaire, Maman « 

UBUD, considérée comme le cœur culturel de Bali, où nous nous trouvions en octobre 2016, est une ville à part.

Comment dire ? Le charme certain des habitations est quelque peu gâché par tous les restaurants, hôtels et boutiques à touristes qui ont littéralement envahi le centre de cette ville qui s’étend horizontalement.

Pourtant on l’oublie vite, car c’est une ville végétale et dès qu’on s’éloigne quelque peu des deux rues envahies de touristes (comme nous!), nous découvrons combien Ubud a su intégrer et préserver la nature en son sein. On n’est pas ici dans le cadre d’un verdissement de la ville à posteriori comme on cherche à le faire souvent ailleurs (en Asie comme en Europe) afin de compenser l’artificialité de nos environnements citadins. Non, à Ubud, c’est comme si le mariage de la pierre et de la feuille avait de tout temps existé et que finalement nous ne sachions plus trop si nous sommes dans la ville, dans la nature, ou dans une ferme…

Petit singe de la « Monkey forest » située en plein cœur d’Ubud

Cette rizière est en plein centre-ville (vue depuis notre petit hôtel)

et nous avons trouvé cette petite ferme en permaculture au bout d’une rue

 

On retrouve cette spécificité jusque dans la « maison balinaise » (Cf. mon article du 9 décembre  ) qui s’articule autour d’un jardin entretenu avec soin.

A suivre, …

Olivia, le 5 janvier 2016, publié depuis le Laos

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