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Un regard écologique du voyage

En route vers le « zéro déchet » 2/2

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J’écrivais avant-hier, dans mon précédent post que penser à la suppression des déchets, nous invite à réfléchir à alléger notre vie de matériel pour peut-être la remplir davantage de sens.

Ici, une petite vidéo de moins de 4 mm sur une famille rentrée dans la démarche il y a 3 ans (dont le blog à succès est ).

Quand on veut réduire ses déchets, on ne regarde plus l’achat de tout nouvel objet (nourriture, produit, vêtement, jouet ou téléphone portable) de manière instantanée mais plutôt comme un ensemble, un cycle de vie composé de trois parties : fabrication puis vie de l’objet puis fin (c’est à dire le déchet).

Cette démarche permet ainsi de se poser quelques questions utiles (et au passage de peut-être moins fermer les yeux sur des réalités dérangeantes que l’on ne souhaite en général pas trop regarder en face) telles que :

l’origine : comment (dans quelles conditions) a été fabriqué l’objet que je souhaite acheter ? Si c’est de la viande, est-ce que l’animal a été conditionné dans ces élevages en batterie dont il est commode de fermer les yeux pour pouvoir s’offrir son steak quotidien ? (sans parler des conditions de travail des personnes travaillant dans les abattoirs et dont les associations et la presse se font maintenant un peu plus l’écho). Si c’est un vêtement acheté dans un magasin à la mode, dans quelles conditions a-t-il été confectionné ? Est-ce par ces femmes à l’autre bout de la planète qui paient parfois bien cher notre envie d’avoir toujours plus de vêtements « pas cher » ?

la durée de vie de l’objet : est-ce encore un de ces nombreux gadgets en plastique dont on abreuve nos enfants et qui va vite se casser et qui sera vite oublié ? Est-ce un aliment ou une crème qui va nuire à ma santé ou à celle de ma famille ? Est-ce un vêtement supplémentaire qui va encore encombrer mes placards et me prendre du temps à laver, repasser, ranger ? Est-ce un livre que j’aurais pu emprunter à la bibliothèque, qui va alourdir un peu plus mon étagère et prendre la poussière ? Est-ce un ensemble neuf à raclettes que je vais sortir deux fois par hiver et qui occupera l’espace de plus en plus réduit de mon intérieur saturé d’objets ?

et bien sûr la fin de vie de l’objet, c’est à dire le déchet en devenir : est-ce des épluchures qui vont se transformer en compost pour une 2ème vie (fournir des éléments utiles permettant à d’autres plantes de mieux pousser) ou bien qui vont s’accumuler dans nos incinérateurs ? Est-ce un produit dangereux qui viendra s’entasser quelque part en Afrique ou même plus près de chez nous, en Albanie (où nous étions encore avant-hier) et que des personnes et enfants misérables fouilleront à main nue dans des conditions si précaires pour gagner quelques sous leur permettant à peine de survivre ?

Alors voilà, je trouve que « s’attaquer » à la question de nos déchets nous fait nous poser pleins de questions utiles pour nous et pour la Terre. Que c’est une des voies possibles d’action individuelle pour améliorer à la fois sa propre vie en l’allégeant mais aussi notre planète qui est en saturation. De nombreuses actions sont conduites pour se sentir moins seul.e par rapport à cette démarche, comme « les familles zéros déchets » soutenues par les collectivités territoriales ou les différentes associations locales ou même les nombreux blogs qui fleurissent sur la question.

Avant de passer un peu de temps sur ce sujet, je pensais que la démarche était difficile (quoi ? fabriquer son dentifrice, quelle horreur, nous n’avons pas que ça à faire !!). Mais je me suis rendue compte à la lecture de pas mal d’articles sur le sujet que c’était le changement d’habitude le plus difficile et qu’ensuite les nouvelles façons d’organiser sa vie étaient plutôt sources de simplicité et de gain de temps. Surtout qu’il y a plusieurs voies pour « attraper » la démarche : à chacun.e de choisir celle où il.elle est le plus confortable.

Cet article de Actu Environnement sur le suivi de 12 foyers par l’Ademe résume bien le fait que passer au « (presque) zéro déchet » est accessible à tous.tes.

Et bien sûr si certain.es ont aussi envie de rentrer avec nous dans cette démarche, bienvenue ! n’hésitez pas à nous faire signe, plus on est de fous/folles, moins on jette …

J’aime bien ce proverbe chinois : « arrête de te plaindre de l’obscurité; allume plutôt une bougie ».

Olivia, publié le 10 juin 2017, depuis Kotor, Monténégro.

Quelques liens pour aller plus loin :

ICI, UNE LISTE DE NOMBREUX blogs, sites d’informations, etc. sur le site de Zerowaste France;

Sur le site de l’ADEME, on peut trouver pas mal d’infos, dans le cadre de leur campagne « Ça suffit le gâchis! »

et même un guide  : http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-reduire-ses-dechets-et-bien-les-jeter.pdf

ainsi que quelques vidéos pédagogiques autour du gaspillage alimentaire : http://www.casuffitlegachis.fr/particuliers/je-relaie-la-campagne/spots-tv

Et celles.ceux qui préfèrent des vidéos, il suffit de taper « zéro déchet » dans le moteur de recherche de dailymotion ou de youtube pour en trouver pleins sur le sujet.

Je trouve la démarche de Roubaix plutôt intéressante (vidéo se 15 minutes) : https://www.youtube.com/watch?v=_wF81uZBUs0

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