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Un regard écologique du voyage

BOIRE ET TROUVER DE L’EAU POTABLE EN VOYAGE DANS LES PAYS ASIATIQUES, en limitant l’achat de bouteilles en plastiques

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Adopte une gourde ! (ou pourquoi réfléchir à sa consommation d’eau en voyage (ou en France) ?)

Si l’on souhaite économiser son argent et le plastique, plusieurs possibilités permettent d’éviter d’ajouter encore des déchets déjà bien trop nombreux sur notre petite planète. En particulier, il me semble vraiment important d’être encore plus attentifs dans les îles qui représentent souvent des écosystèmes vulnérables qu’il faut préserver. Faute de système de traitement des déchets (même si les bouteilles plastiques et canettes peuvent selon les endroits être ramassées par des « chiffonniers » qui les revendent pour recyclage), ceux-ci sont très souvent soit brûlés soit laissés aux bord des rivières, qui a la saison des pluies « nettoient » les rives et viennent ainsi alimenter le 7ème continent (Cf. mon article sur le sujet ici).

Et si on a besoin d’autres arguments et d’informations, on pourra en trouver pleins ici, sur le site de Surfrider qui a lancé une campagne à ce sujet.

Ainsi, une personne qui voyage pendant un an consommerait au minimum environ 350 bouteilles en plastique pour boire pour une dépense de l’ordre de 200 euros (en comptant un peu plus d’un litre d’eau par jour et à raison d’environ 50 centimes d’euro le litre). Dans notre cas, en voyageant à 5 (6 les deux premiers mois), cela ferait tout de même plus de 2000 bouteilles et une dépense de l’ordre de 1000 euros !

Cet article a pour objet de faire connaître d’autres moyens de se fournir en eau potable en voyage. Nous-même aurions voulu connaître certains de ces tuyaux que nous avons mis parfois du temps à découvrir selon les pays. Même si nous avons fait notre possible pour en limiter la consommation, nous n’avons pourtant pas été exempts de consommation de bouteilles, en particulier en Indonésie et au Cambodge. De manière générale, nous avons jonglé entre l’eau disponible (Cf. ci-dessous par pays), les pastilles de désinfection « micropur forte », et nos gourdes filtrantes.

L’équipement de filtration. Il permet de nettoyer directement n’importe quelle eau, par exemple celle du robinet, en la rendant potable instantanément. Il en existe de plusieurs sortes :

Le guide du Routard conseille la  lifestraw qui existe sous forme de « paille » ou bien de gourde équipée d’une paille.

J’ai trouvé cet article présentant les avantages de cette gourde dans le blog de Luizzati. Je pense que personnellement, je vais m’équiper avec cette gourde pour le prochain voyage.

Un Blog que j’aime vraiment bien, d’un couple parti durant 15 mois, avec une démarche écologique, a choisi le système Katadyn Vario

J’ai trouvé également des informations intéressantes sur le SteriPEN , un « stylo purificateur » sur le blog de « Moi mes souliers » (lire aussi les nombreux commentaires de l’article).

Pour notre part, nous sommes partis avec deux gourdes filtrantes « alter ego » (59,90 €/gourde) et deux recharges « globe-trotter » (39 €/cartouche) : chaque filtre permet de filtrer jusqu’à 300 litres d’une eau, même de mauvaise qualité, en éliminant 99,99 % des contaminants.  Quand la cartouche doit être changée, le système se bloque automatiquement et on ne peut plus aspirer l’eau (nous avons pu le vérifier). Nous avons malheureusement perdu en route une gourde au bout de 4 mois et la 2ème s’est cassée au niveau du joint le 7ème mois. Je dois reconnaître que, même si nous les avons quand même beaucoup utilisées (surtout en Indonésie) et n’avons jamais été malades, nous n’avons pas trouvé très pratique de nous partager « la paille ». Il me semble que c’est un système plus adapté à une personne seule qu’à une famille.

Les comprimés de désinfection de l’eau. Nous avions également acheté avant de partir (en pharmacie) 4 boîtes de 100 comprimés de désinfection Micropure Forte (1 comprimé par litre, ce qui représente donc 400 litres d’eau). Nous préparions, surtout en Indonésie et au Cambodge, plusieurs gourdes avec l’eau du robinet des hôtels. C’est très pratique car ils ne prennent pas trop de place et rendent n’importe quelle eau potable, 2 heures après avoir mis le comprimé. A la fin du voyage nous les aurons tous utilisés.

Faire bouillir de l’eau : nous avons rencontré une femme qui voyageait avec une petite résistance pour faire bouillir l’eau et qui buvait ainsi du thé principalement.

L’accès à l’eau potable. Nous avons finalement été agréablement surpris de trouver aussi facilement de l’eau potable dans plusieurs des pays visités et les trois gourdes métalliques emportées nous ont beaucoup servies. Cela a finalement été notre principale source d’eau durant notre voyage.

EN MALAISIE : la plupart des guesthouses proposent gratuitement de l’eau filtrée et il semblerait que l’eau du robinet de Kuala Lumpur soit potable. Nous remplissions donc nos gourdes directement à notre guesthouse.

EN INDONESIE : nous avons alterné gourdes filtrantes, eau purifiée avec les pastilles et grande bouteille d’eau en plastique achetée à chaque repas (il nous a en effet semblé que les restaurants exigeaient que l’on consomme systématiquement une boisson). Il était certainement possible de trouver de l’eau potable sans recourir aux bouteilles en plastique ni à nos propres systèmes de traitement d’eau (filtres et pastilles de purification) mais nous en avons rarement trouvée (aussi parce que nous n’avions pas encore bien le réflexe de demander je crois.

Ici, à Bali, pour remplir les gourdes :

                 

EN THAILANDE : dans la plupart des villes, on trouve des distributeurs d’eau potable (par osmose inverse) dans la rue : on peut remplir sa gourde et cela coûte 1 THB (= un peu plus de 2 centimes d’€uros !) le litre (parfois même pour 2 litres) au lieu de 20 THB (> 50 centimes) la bouteille d’eau en plastique. C’est vraiment dans ce pays que nous avons trouvé l’accès le plus facile à l’eau potable.

                               

Dans la plupart des restaurants (en particulier de rue), on trouve généralement aussi, comme au Laos, de l’eau potable à disposition des clients. Parfois, il faut bien regarder ou observer les Thaïlandais. Ici, l’eau avec des glaçons se trouve dans la glacière bleue à côté des verres et chacun/e vient se servir.

AU LAOS : nous avons trouvé dans la plupart des restaurants et des guesthouses du pays des distributeurs avec grosse bobonne d’eau potable. La plupart du temps, il suffit simplement de demander pour remplir sa gourde gratuitement.

AU CAMBODGE : dans nos guesthouse, nous n’avons que rarement eu la possibilité de remplir nos gourdes et n’en n’avons pas trouvé non plus dans les restaurants (même si quelques fois on nous amenait des verres d’eau). Des voyageuses rencontrées à la fin de notre mois passé au Cambodge nous ont dit qu’elles avaient logé plusieurs fois dans des guesthouses qui fournissaient de l’eau potable moyennant 500 Riels (20 centimes d’euros). C’est sans doute le pays, avec l’Indonésie, où nous avons consommé le plus de bouteilles en plastique.

J’espère que ces informations pourront vous être utiles et permettront à d’autres voyageurs de moins consommer de plastique. N’hésitez pas à commenter dans ce cas et aussi si vous avez d’autres tuyaux à partager bien sûr !

Arrivés vers la fin de notre voyage, je mets à jour cet article et me dis que si nous devions repartir, je continuerais à utiliser plusieurs systèmes (que je trouve assez complémentaires) : deux gourdes filtrantes (à priori la lifestraw), des pastilles de désinfection et de l’eau potable sur place quand elle est disponible comme en Thaïlande par exemple.

Olivia, publié depuis Bangkok le 6 mars 2017, remis à jour le 07 juin, depuis l’Albanie.

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